Nous vendons du parfum à Casablanca depuis assez longtemps pour voir les cycles. Voici ce que nos chiffres et nos conversations en boutique racontent de cette année.
Le oud revient — mais pas comme avant
Pendant quinze ans, le oud était le parfum des générations précédentes : dense, fumé, réservé aux grandes occasions. Il revient chez les vingt-cinq / trente-cinq ans, mais dans des versions allégées, croisées avec de la rose ou du fruit. C'est notre catégorie qui progresse le plus vite.
Le gourmand salé s'installe
Vanille + sel, caramel + amande amère, pistache. Ce que la parfumerie de niche a lancé il y a trois ans arrive maintenant en volume. Les clientes de moins de trente ans le demandent nommément.
Le tout-frais recule
Les aquatiques purs se vendent moins qu'il y a cinq ans, sauf en plein été. La clientèle veut de la tenue — et un aquatique sans fond boisé ne tient pas.
L'unisexe devient la norme
Un tiers de nos ventes concerne des références que nous classons unisexe. Les clients ne demandent presque plus « un parfum pour homme » : ils demandent un parfum qui leur plaît.
La transparence devient un argument d'achat
C'est le changement le plus net. Il y a trois ans, les clients ne posaient pas de questions sur l'origine. Aujourd'hui, ils demandent qui a fabriqué le parfum, où, et par rapport à quoi il se situe. C'est une bonne nouvelle pour tout le monde.
Un client informé achète moins souvent, mais il revient. C'est exactement ce que nous voulons.
Écrit par L'équipe Achraf Parfum
Publié le 25 juillet 2026



